On n’a jamais vu pareille hystérie collective en Europe, où la seule raison d’être de l’Union est désormais de soutenir l’Ukraine mafieuse, corrompue et nazifiée, sans aucune limitation de dépenses ou de temps. Jusqu’au bout dans nos délires russophobes. C’est le grand suicide de l’UE dans la frénésie la plus totale. C’est vraiment sidérant, car pas un seul politique ou général ne s’oppose à cette folie.
Le saltimbanque Zelensky, nostalgique du IIIe Reich combattant le bolchévisme, totalement inconnu avant 2022, est devenu une star mondiale, un héros de la résistance à l’ennemi russe, un patriote hors du commun de la trempe d’un Churchill.
Dans le même temps, on diabolise Poutine, l’agresseur et le boucher aux mains rouges de sang, en mettant sous le tapis les 16 000 morts parmi les populations russes du Donbass, victimes de la russophobie de Kiev et qui appelaient la Russie à leur secours.
Au sommet d’Ankara, ce sera donc la surenchère dans les contrats d’armement, dans la hausse des budgets Défense vers 5 % du PIB, dans la planification des centaines de milliards de soutien à Kiev pour les années qui viennent.
Le tout enrobé d’un discours hypocrite sur nos valeurs humanistes, sur le droit international, la défense de la démocratie ou le respect des frontières. Foutaises que tout cela.
Car je n’ai rien vu de tous ces beaux principes quand l’Otan a bombardé la Serbie en 1999. Une armada de 1000 avions a écrasé le peuple serbe sous les bombes sans l’aval de l’ONU, en prétextant un génocide des Albanais du Kosovo par les Serbes. Un mensonge de plus pour justifier une nouvelle guerre américaine.
Quelle démocratie défendons-nous, au juste, en Ukraine ? A-t-on oublié que c’est la CIA qui a renversé en 2014, le régime pro-russe en place à Kiev pour y mettre une marionnette pro-américaine ?
Quel droit international défendons-nous, puisque ni Kiev, ni Berlin, ni Paris n’ont été capables de respecter les accords de Minsk de 2015 qui auraient évité la guerre ? Assez de leçons de morale. L’Occident n’en a aucune !
Cette guerre est le suicide collectif de l’Europe mais c’est un pactole pour l’Amérique.
Je me suis longtemps demandé pourquoi Poutine n’écrasait pas le régime ukrainien une bonne fois pour toutes et pourquoi Trump, bien que pratiquant un double jeu, temporise et laisse Poutine jouer sa partition.
Je pense que ces deux compères, en Alaska, ont trouvé un arrangement sur le dos de l’Europe et de l’Ukraine.
Poutine a tout intérêt à faire durer cette guerre qui va ruiner l’Europe pour des décennies. Celle-ci finira par se disloquer, tant les intérêts de ses membres sont divergents. Aucun état d’âme du côté du Tsar. L’Europe l’a mené en bateau et l’a repoussé comme un pestiféré, elle peut bien s’effondrer. C’est l’Amérique qu’il faut ménager.
La France en faillite, écrasée de dettes, n’a pas les moyens de financer un budget Défense de 5 % du PIB, soit plus de 150 milliards par an, alors que tous les voyants sont au rouge. Ce sont les intérêts de notre dette colossale qui vont bientôt atteindre 150 milliards par an.
L’Allemagne, après avoir pris le leadership économique, ambitionne de devenir la première puissance militaire. Elle voudra une force nucléaire et exigera un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Avec les Allemands, c’est l’Allemagne d’abord. Ils ont raison, l’Allemagne s’en sortira, pas la France.
Avec Macron, mais aussi tous nos leaders soumis au mondialisme, c’est l’Europe d’abord.
De son côté, Trump a vite compris qu’il fallait pousser l’Europe à réarmer massivement pour faire tourner les usines d’armement américaines. C’est le cas.
Non seulement l’Europe se réarme auprès de l’Oncle Sam, mais elle achète américain pour équiper l’Ukraine. C’est double jackpot pour Trump.
À l’issue de la guerre, c’est l’Amérique qui raflera la mise
Pour Zelensky, le vrai protecteur reste Washington, par le renseignement satellitaire et le guidage sur cibles, ainsi que par la défense anti-aérienne. L’Europe n’est là que pour payer, ouvrir son marché agricole et ruiner ses paysans. C’est elle qui paiera la reconstruction pour préparer l’adhésion de Kiev à l’Union.
Par conséquent, ce sont les géants des fonds de pension américains qui profiteront du gigantesque gâteau de 750 milliards de la reconstruction.
Et pour couronner le tout, Poutine et Trump trouveront un deal pour exploiter le sous-sol de l’Arctique ensemble.
Otan et UE finiront par exploser. Quant à l’Ukraine, vaincue, elle ne se relèvera jamais de sa saignée démographique.
Et si Poutine le veut bien, Zelensky ira profiter de sa fortune à travers le monde.
Tout cela n’est qu’une fable, me direz-vous, pour ne pas dire du pur délire. C’est possible. Mais je ne mettrais pas un centime sur l’avenir de l’Europe, qui a perdu toutes ses valeurs conservatrices et a oublié son histoire exceptionnelle. Pour elle, le terminus n’est plus très loin.
Pas un centime non plus sur une défaite russe. La Russie n’est pas la Serbie.
Poutine va gagner cette guerre, Trump va rendre l’Amérique plus riche, l’Ukraine sera à reconstruire et l’Europe ruinée finira par se désintégrer. Joli programme, alors que dès le printemps 2022, la paix était possible avec les accords d’Istanbul, que les Occidentaux ont rejetés.
Nous sommes vraiment gouvernés par des lumières.
Jacques Guillemain
