par REVUE CONFLITS Copier le lien Since the start of the conflict, how much has France given to Ukraine? It is impossible to know precisely. It depends on what one counts, on the difference between aid promised and aid actually disbursed, on the breadth of the base chosen. At least four figures can be put forward. None is false, but none is completely true. A roll-call of the figures. Aid to Ukraine: between €6.5 and €26 billion. The French debate on aid to Ukraine tears itself apart over figures on which no one agrees. It is impossible really to know how much France has paid: it varies according to what is counted. And the range is very wide, since it runs from €6.5 to €26 billion. The government puts forward one amount; the Kiel Institute, which tracks European aid and is recognised for its rigour, publishes another. Commentators add up a third. Some amounts are public, but the exact perimeter is very difficult to determine. By bringing together…
Auteur/autrice : Éditeur
fin du conflit en Ukraine ?
Le conflit en Ukraine entre dans une nouvelle phase, alors qu’une multitude de facteurs, parfois mis en place depuis des années, se rencontrent enfin et rapprochent résolument la Russie de la victoire. Explication d’Alexandre Regnaud. * Les Russes sont des joueurs d’échecs, parmi les meilleurs au monde, et cela se ressent nettement dans la manière, complexe, dont ils font la guerre. Pas tant sur le front en lui-même que dans tout ce qui l’accompagne : économie, logistique, diplomatie, politique, etc. Soit autant d’éléments parfois plus importants que les combats eux-mêmes, et que les Occidentaux négligent bien trop souvent. Ils sont aussi particulièrement férus d’histoire. Mais à la différence des Occidentaux, qui l’oublient régulièrement et refont les mêmes erreurs, ils savent l’utiliser et se souvenir que, depuis la guerre de Sécession en 1861-1865, ce sont les capacités économiques et industrielles qui mènent à la victoire, presque plus encore que le champ de bataille. Une vérité largement confirmée par l’ensemble des conflits suivants, et que beaucoup ont sous-estimée. Le résultat de…
Défense européenne : Les milliards avancent, les armées restent sur place
Réalisation Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano, Président du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (Côme, Italie) Le rapport qui démonte la rhétorique de la « préparation à l’horizon 2030 » L’Europe augmente ses dépenses militaires, multiplie les programmes et proclame son intention de pouvoir se défendre contre la Russie d’ici à 2030. Mais lorsqu’on passe des milliards annoncés aux forces réellement disponibles, le tableau change radicalement. Le premier Rapport annuel sur la préparation de la défense, élaboré par l’Agence européenne de défense, reconnaît que les plans nationaux actuels ne permettront pas de combler les lacunes les plus graves : défense aérienne et antimissile, combat terrestre, forces navales, réserves de munitions et aéronefs sans pilote. Le résumé transmis aux dirigeants européens contient une phrase plus révélatrice que bien des déclarations solennelles : les résultats obtenus jusqu’à présent sont « sans précédent », mais ils ne suffisent toujours pas à produire des forces véritablement déployables, capables de soutenir un conflit prolongé et d’opérer ensemble. Le problème n’est donc…
20 millions d’Ukrainiens à l’Ouest : ce qui menace l’Europe en cas de défaite de Kiev
par International Reporters En cas de défaite de l’Ukraine, jusqu’à 20 millions d’Ukrainiens pourraient se diriger vers l’Ouest. Selon Forbes, une telle «avalanche de réfugiés» mettrait en danger non seulement les infrastructures de l’Union européenne, mais aussi son existence même. Le conflit en Ukraine dure déjà depuis cinq ans, et son issue dépend de plus en plus de la résilience : Kiev pourra-t-il poursuivre la résistance, et les partenaires occidentaux pourront-ils lui fournir des armes, de l’argent et un soutien politique. Comme l’écrit la publication américaine, les responsabilités au sein de la coalition de soutien sont réparties de manière inégale : les Ukrainiens fournissent la part écrasante du personnel et subissent les principales pertes, tandis que l’Europe, le Canada et d’autres partenaires assument de plus en plus le financement et les livraisons d’armements. Les États-Unis, malgré leur incohérence, restent un partenaire clé grâce à leurs technologies avancées et à leurs capacités de défense aérienne. Lors du sommet de l’OTAN en juillet, l’Alliance a constaté que les alliés européens…
Pourquoi je recours à l’intelligence artificielle pour écrire, par Balbino Katz
PAR BALBINO KATZ | 27 SEPTEMBRE 2026 | POLEMIA Dans ce texte, notre contributeur Balbino Katz explique son recours à l’intelligence artificielle jusque dans la rédaction de ses articles, dont il assume pleinement la responsabilité. Cette démarche lui est propre : les autres auteurs de Polémia n’utilisent pas l’IA ou l’utilisent uniquement pour leurs recherches. Nous publions ce témoignage comme une contribution à la réflexion sur ces nouveaux usages, en marge de l’immense scandale littéraire de cette rentrée. Par ailleurs, sur ce sujet, Polémia s’est positionnée comme pionnière sur l’IA, créant Polém’IA, la première et seule IA identitaire. Polémia Sommaire masquer 1. Retrouver le temps d’écrire 2. Une méthode de travail, un dialogue avec la machine 3. Rester auteur : responsabilité et transparence Retrouver le temps d’écrire La récente polémique provoquée par la découverte qu’un roman très médiatisé avait, semble-t-il, été largement rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle remet sur la table une question que beaucoup d’auteurs préfèrent encore contourner : à partir de quel moment l’usage de…
Union des droites : l’illusion du programme commun
PAR BALBINO KATZ | 16 SEPTEMBRE 2026 | POLITIQUE Unir les droites, mais pour défendre quelle France ? Balbino Katz expose les fractures entre RN, droite classique et Reconquête : derrière l’accord électoral se joue un choix fondamental entre administrer le déclin et défendre la continuité du peuple français. Polémia Sommaire 1. Une union possible ? 2. Le RN, ou le populo-étatisme 3. Les libéraux-étatiques, éternelle droite de gouvernement 4. L’apparition d’une droite libérale-identitaire 5. Immigration : le même mot pour trois politiques 6. Le RN reste profondément républicain 7. L’AfD comme révélateur 8. Une dédiabolisation devenue principe de gouvernement 9. L’union électorale ne résout pas le conflit doctrinal 10. Après le RN ? Une union possible ? Le Journal du dimanche a consacré plusieurs pages à une idée qui s’installe désormais au cœur de la préparation de l’élection présidentielle de 2027 : l’union des droites ne serait plus seulement souhaitée par leurs électeurs, elle disposerait déjà de son programme. Sous le titre assez catégorique « Le peuple de droite…
Reportage – Dans les villages chrétiens du Sud-Liban
par JEAN VALLIER Accès limité aux soins, déplacements entravés, agriculture menacée, rentrée scolaire difficile… Pour les habitants des villages chrétiens du sud du Liban, le cauchemar est loin d’être terminé. Aïn Ebel est un village entièrement chrétien du Sud-Liban, situé à seulement moins de cinq kilomètres de la frontière israélienne. Si la commune a sans doute moins souffert des destructions que les villages chiites voisins, il n’en demeure pas moins qu’Aïn Ebel s’est retrouvé en pleine zone de guerre : bombardements quotidiens, bruits des drones et des chars israéliens, bruits des roquettes du Hezbollah. La guerre « a été l’une des épreuves les plus difficiles endurées par les habitants des villages chrétiens du Liban-Sud », témoigne auprès de nous le docteur Matar, l’un des derniers médecins présents dans la région. « Au début de l’invasion, la situation a dépassé la simple fermeture des routes : il était devenu impossible de garantir l’approvisionnement en produits de première nécessité et en nourriture. Les vivres, les médicaments et le carburant ont été presque totalement coupés, et…
Pourquoi l’Europe veut-elle faire la guerre à la Russie ?
Par Bernard Wicht . L’impertinent 30 août © DR/Wikimedia Commons – montage «[Sa Majesté le Roi des Belges, le Président de la République fédérale d’Allemagne, le Président de la République française, le Président de la République italienne, Son Altesse royale la Grande-Duchesse de Luxembourg, Sa Majesté la Reine des Pays-Bas,] […] résolus à affermir, par la constitution de cet ensemble de ressources, les sauvegardes de la paix et de la liberté, et appelant les autres peuples de l’Europe qui partagent leur idéal à s’associer à leur effort, …» Extraits du préambule du Traité de Rome, du 25 mars 1957, instituant la Communauté Economique Européenne (CEE) La presse mainstream affirme pourtant le contraire: c’est la Russie qui devrait bientôt attaquer l’Europe! Pourquoi donc renverser la question? Jeffrey Sachs l’explique en grande partie dans sa lettre ouverte au chancelier Merz: le soutien sans condition au régime de Kiev, notamment les frappes dans la profondeur du territoire russe, ainsi que le renoncement explicite à toute démarche diplomatique et à toute recherche de…
Quand l’ambassadeur portait sa fonction
par CESARE VECELLIO Copier le lien L’uniforme diplomatique naît en France en 1781. Aujourd’hui, il a presque partout disparu. Il ne subsiste que là où la souveraineté est portée par une personne : quelques monarchies et le Saint-Siège. Un homme couvert de broderies et ceint d’une épée de bronze doré ne peut rien faire d’autre que négocier. C’était précisément l’objet : développer l’apparat pour porter la négociation. Le fil et la carte — par Cesare Vecellio L’invention d’un habit d’État Avant 1781, l’ambassadeur était un grand seigneur qui se présentait à la cour où on l’avait envoyé dans ses propres habits. Il fallait donc qu’il en eût, et de fort beaux, et de renouvelés, et cela ruinait des familles entières. On ne mesure pas ce que la représentation coûtait à ceux qui la portaient. Cette année-là, la France crée le premier uniforme diplomatique. La décision paraît d’intendance ; elle est capitale. Car elle produit deux effets, dont le second change tout. Le premier est financier : l’État habille…
Comme le macronisme, le philippisme et le glucksmannisme sont des défaitismes
À Bormes, Macron dénonce le « défaitisme rampant » des Français. Mais le défaitisme français est une doctrine d’État : l’européisme — décliné en trois offres pour 2027. Publié le 26 août 2026·14 min de lecture Par Eric Verhaeghe À Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron a dénoncé « l’esprit de défaitisme rampant » qui gagnerait les Français. Le mot est juste, le doigt mal dirigé : le défaitisme français n’est pas une humeur populaire, c’est une doctrine d’État. Elle a un nom — l’européisme — et elle se présente désormais sous trois emballages concurrents pour 2027. LE COURRIER DES STRATÈGES Il y a, dans les collines qui descendent de Bormes-les-Mimosas vers la rade où veille le fort de Brégançon, un souvenir que les présidents viennent saluer chaque mois d’août et qui, à le bien regarder, dit exactement le contraire de ce qu’on lui fait dire. Le 17 août dernier, pour sa dernière rentrée politique, Emmanuel Macron y a exhorté les Français à ne pas céder à « l’esprit de défaitisme rampant,…
