
Par Nicole Esterolle Le tabouret, comme le parpaing, la brique, le boulet de charbon, le barreau de chaise ou le petit bout de bois dans les oneilles, est un objet récurrent dans la liturgie célébratoire de l’art du contemporain. Le tabouret peut être tripode ou quadripode (jamais unipode, bipéde ou quintupède). On peut monter dessus, y mettre son auguste postérieur, le placer à l’envers, se le mettre dans l’œil (comme le propose Eric Wurm), l’entasser comme Ai Wei Wei, y fixer une roue de vélo comme Marcel Duchamp, le coller au plafond comme c’est la mode chez les lecteurs des Inrockuptibles assidus du Palais de Tokyo. Et voici le texte de mon ami écrivain poète marseillais Jean-Pierre Cramoisan au sujet du tabouret dans l’art « du » contemporain. (Le « du » est préconisé par mon autre ami Jean-Philippe Domecq) Ainsi un tabouret, qu’un geste audacieux renverse ou subverse, devient éloquent, provocateur, chamboulateur, empreint d’une verveuse critique sociétale … J’insiste : pourquoi le tabouret est-il renversé ? Pas par hasard, bien sûr ! Vous ne…



