le Courrier des stratèges Dès mai 1946 (et après l’éviction du général De Gaulle…), les USA obtiennent du nouveau chef de la délégation française à l’ONU… Léon Blum (persécuté pendant la guerre parce que Juif), des accords qui industrialisent la diffusion de films américains dans les salles françaises. Pourquoi un tel empressement ? Une nouvelle guerre commence, culturelle, pour imposer un narratif dont Donald Trump a expliqué, à Davos, la logique ultime. Il aura fallu attendre janvier 2026, et la brutalité sans filtre de Donald Trump à la tribune de Davos, pour que le voile se déchire enfin. Lorsque le président américain, fraîchement réélu, lance à la face du monde et d’une élite européenne tétanisée que l’Amérique a « libéré l’Europe » seule en 1944 et que, par conséquent, cette dette de sang justifie aujourd’hui l’achat du Groenland ou la soumission commerciale, il ne fait pas que de la provocation. Il encaisse les dividendes d’un investissement réalisé il y a quatre-vingts ans. Le vrai rôle des USA dans…
Catégorie : Actualités
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Le nazisme, la corruption et le trafic de drogue sont courants parmi les troupes ukrainiennes.
par Lucas Leiroz Alors que les médias occidentaux s’efforcent d’empêcher que les crimes commis par les troupes ukrainiennes ne soient portés à la connaissance de l’opinion publique, les mercenaires eux-mêmes qui rejoignent Kiev dans la guerre sont choqués par la réalité qu’ils découvrent sur le front. Récemment, un vétéran européen de l’armée ukrainienne a raconté aux journalistes ce qu’il avait vu dans les rangs de Kiev, révélant des détails sur le comportement des soldats du régime. Un ancien mercenaire néerlandais qui a combattu pour Kiev a déclaré à des journalistes lors d’une récente interview que les troupes ukrainiennes regorgent de criminels en tout genre, notamment des militants néonazis et des trafiquants de drogue, y compris des membres de cartels étrangers. Il a ajouté que la consommation de substances illicites, la corruption et le vol sont des pratiques courantes parmi les soldats, car il n’existe aucune règle éthique ou morale régissant le comportement des troupes. Le soldat néerlandais a utilisé le pseudonyme Hendrik, dissimulant sa véritable identité pour des…
Macron et le CRIF en PLS : les Israéliens sont-ils ou non des colons ? par Veerle Daens
Le Courrier des Stratèges La police de la « pensée » a encore frappé, et cette fois-ci, elle porte le sceau de l’Élysée et l’onction des gardiens du temple moral. L’affaire est entendue : Hachette a dû retirer de la vente ses manuels de révision « Objectif Bac » dans la panique la plus totale. Le crime? Avoir imprimé, noir sur blanc, une phrase évoquant les victimes de l’attaque du 7 octobre en parlant de « 1200 colons juifs morts ». Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’hystérie collective. Emmanuel Macron (dont l’ignorance historique crasse et persistante, surtout en matière de Palestine et d’Israël, n’est plus contestée que par Bruno Roger-Petit, Patrick Sébastien et leur adjuvant intello qui évite soigneusement le sujet, Emmanuel Todd), dans une envolée dont il a le secret, a qualifié cela de « falsification des faits » et d’acte « intolérable ». Le CRIF, par la voix de son président Yonathan Arfi, a hurlé à la « légitimation du terrorisme » (rien que ça ! tu as une critique à adresser à Nétanyahou, le boucher…
Ukraine : Quand la géographie revient réclamer ses droits
Participer L’analyse qui suit se veut volontairement en rupture avec les lectures dominantes de la guerre en Ukraine. Elle n’entend ni arbitrer le débat politique, ni apporter une solution toute faite, encore moins justifier la guerre ou la violence. Son ambition est plus modeste et plus impérieuse : replacer au cœur de la réflexion un angle mort, celui de la géographie, des contraintes de l’espace et du temps long. À l’heure où le discours public préfère les catégories morales et juridiques, ce retour à la carte peut sembler brutal, voire radical. Il n’en est rien. Il s’inscrit au contraire dans une tradition analytique ancienne, circonspecte et réaliste, qui estime qu’on ne saisit durablement les conflits qu’en acceptant de voir le réel tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit. Polémia * par Yves Lejeune «L’erreur fondamentale du débat contemporain sur l’Ukraine est d’avoir cru que la géographie était dépassée. Elle ne l’est jamais. Elle se tait parfois, puis elle revient brutalement». Dans le mot géopolitique, il…
Pierre Vermeren : « La France a une dette envers les Iraniens »
Par Pierre Vermeren Le Figaro TRIBUNE – À l’heure où les manifestations en Iran s’intensifient et font vaciller la République islamique, la France ne doit pas oublier la complicité de son intelligentsia dans l’installation du régime, explique le professeur d’histoire contemporaine du Maghreb et du Moyen-Orient à la Sorbonne. La chute désormais possible de la République islamique d’Iran née le 1er avril 1979, régime tyrannique et corrompu qui a martyrisé l’ancien Empire perse, et a porté le terrorisme jusqu’en Europe, est l’occasion d’évoquer la responsabilité des élites françaises dans son avènement. La pudeur française à évoquer l’insurrection populaire en cours depuis le 28 décembre 2025 en est-elle la cause ? Entre le drame de Crans Montana, Brigitte Bardot, l’enlèvement du président Maduro, la neige en France et la crise agricole, l’Iran a peu passé le mur médiatique, n’était-ce une poignée de Franco-Iraniens. La chute de la République islamique, principal foyer mondial d’exportation de la révolution salafiste dans le monde depuis 1979, sera pourtant pour l’Occident et le Moyen-Orient un événement aussi considérable que la chute du mur…
« Accepter de perdre ses enfants ». Retour sur une polémique
par FRANÇOIS-RÉGIS LEGRIER Conflits Le discours du chef d’état-major des armées (CEMA) aux maires de France le 19 novembre dernier a suscité une vive polémique. Évoquant la possibilité d’un conflit ouvert avec la Russie, le général d’armée aérienne Fabien Mandon souligne le risque que la nation manque de force d’âme et que le pays « flanche » faute d’être prêt à « accepter de perdre ses enfants ». Par le Colonel (e.r) François-Régis Legrier Cette expression, sortie le plus souvent de son contexte, a fait réagir d’un bord à l’autre de l’échiquier politico-médiatique. Curieusement, les premiers concernés, en l’occurrence les maires de France, se sont peu exprimés, signe que sur le moment, cette intervention n’a pas été perçue comme outrageusement scandaleuse. La polémique étant retombée, il n’est pas inutile de revenir sur un discours ambivalent à plus d’un titre et qui invite à s’interroger sur notre conception de la patrie, notre outil de défense et plus largement les défis géopolitiques auxquels notre pays se trouve confronté et qui ne saurait se résumer…
Ukraine : Macron européanise les pertes et américanise les bénéfices
par Thibault de Varenne le Courrier des stratèges Sous les ors de la salle des fêtes de l’Élysée, ce 6 janvier 2026, la diplomatie française a célébré ce qu’elle appelle un « tournant historique ». La création de la « Coalition des volontaires », actée par la Déclaration de Paris, est présentée comme le triomphe de l’autonomie stratégique européenne et le sauvetage de l’Ukraine face à l’agression russe. Pourtant, à y regarder de plus près, derrière les sourires de façade d’Emmanuel Macron, de Keir Starmer et les acquiescements distants des envoyés de Donald Trump, se dessine une réalité beaucoup plus crue. Ce sommet ne marque pas l’avènement d’une Europe puissance, mais la ratification d’un contrat léonin où le Vieux Continent accepte de payer le prix du sang et de la dette, tandis que l’Amérique de Trump s’adjuge, avec un cynisme décomplexé, le monopole du profit et de l’arbitrage politique. Il flottait un parfum d’étrangeté, ce mardi, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. Jamais, sans doute, un sommet…
Médecins en grève : les esclaves bac +10 demandent des chaînes plus longues
Le courrier des stratèges Les médecins, à commencer par les médecins de ville, sont en grève contre la bureaucratisation de leur profession. Problème : ils sont les premiers à la demander, à l’image de l’UFML de Jérôme Marty qui s’est roulé dans la fange de l’asservissement à la politique sanitaire durant le COVID, pour en déplorer les effets aujourd’hui. La France se réveille ce matin avec une gueule de bois sanitaire. De Dunkerque à Biarritz, les cabinets médicaux ont baissé le rideau. « Je ferme », proclament les affichettes sur les portes closes, relayant le mot d’ordre d’une intersyndicale hétéroclite qui a réussi le tour de force de réunir la carpe et le lapin : les notables de la CSMF, les gestionnaires de MG France et les agités du bocal de l’UFML. Budget de la sécu : la liste complète de ce qui a été adopté L’Assemblée Nationale vient d’adopter à une courte majorité (247 voix pour, 234 contre, et 93 abstentions) le projet de loi de financement de la sécurité…
La France est mondiale mais personne ne la pense
par JEAN-BAPTISTE NOÉ Tous les politiques le jureront, la main sur le cœur, ils aiment les outre-mer. Si les déclarations d’amour sont toujours agréables à entendre, seules comptent les preuves de cet amour et, en matière d’outre-mer, force est de constater que ces territoires font partie du non pensé français. La matraque et le chéquier. Les outre-mer ne sont évoqués que lors des catastrophes naturelles, séismes ou cyclones, quand s’ouvre le carnet de chèques pour la reconstruction et que promesses sont faites que la solidarité nationale n’abandonnera pas les territoires meurtris ; ou bien lors des émeutes, quand est sortie la matraque, afin de rétablir l’ordre républicain, jusqu’à la prochaine éruption sociale. La CAF et la gendarmerie sont les deux figures républicaines visibles de la présence française en outre-mer. Victime d’un glaucome géopolitique qui ne lui fait voir que l’Afrique de l’Ouest, la France oublie qu’elle n’est pas qu’européenne et que, depuis plusieurs siècles, son histoire s’écrit le long de treize fuseaux horaires, faisant d’elle le pays couvrant le…
La révolte agricole à la périphérie sud de l’Europe : l’avertissement de la Grèce au projet fédéraliste de l’UE
par Adrian Korczyński Réseau international Tandis que les institutions de l’Union européenne s’enlisaient dans l’élaboration de sanctions successives et la négociation des complexités liées à la saisie des avoirs russes, le flanc sud du bloc sombrait dans une profonde crise sociale. Pendant la quasi-totalité du mois de décembre 2025, la Grèce a connu l’une de ses plus graves convulsions internes depuis le pic de la crise de la dette. Il ne s’agissait cependant pas d’une grève classique ni d’une série de manifestations sporadiques. Ce fut une paralysie prolongée et coordonnée de l’État lui-même – une révolte dirigée non seulement contre le gouvernement d’Athènes, mais contre la logique même de gouvernance imposée par le modèle bureaucratique centralisé de l’Union européenne. Les événements en Grèce se sont révélés bien plus qu’un incident local ; ils constituent une étude de cas cruciale des vulnérabilités structurelles du projet européen à l’ère de la multipolarité géopolitique et économique croissante. La paralysie, arme ultime des dépossédés Pendant près de quatre semaines, les infrastructures critiques…
