Sire, surtout ne faites rien !

Charles Gave

 8,90 20,00

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 20,00
Collection : Auteur : Pages: 248 ISBN: 9782865532858

Description

Un vent léger de liberté semble souffler sur la France de 2017. Après avoir servi de bouc émissaire à la crise de 2008, le libéralisme, désormais réhabilité, tient lieu d’étalon de valeur entre candidats aux primaires de la droite.

Pour analyser l’origine du libéralisme et sa véritable nature, Charles Gave, dans une série de billets d’humeur, revient ici sur les grands principes à l’origine de cette branche du Droit ainsi que sur les réalités économiques auxquelles la France de demain sera inéluctablement confrontées.

Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaître avec un essai pamphlétaire en 2001 : “Des lions menés par des ânes“ (Robert Laffont) où il dénonçait l’euro. Son dernier ouvrage : “L’Etat est mort, vive l’état” (François Bourin) prévoyait la chute de la Grèce et de l’Espagne.

Il est le fondateur et président de Gavekal research (www.gavekal.com) et le fondateur de l’Institut des Libertés (www.institutdeslibertes.org).

Information complémentaire

Poids 0.3 kg
Dimensions 22 x 14 x 1.9 cm

Sommaire

Avant-propos

Première Partie :

Les concepts qui sous-tendent une Société ouverte                                                                                                                                    

Histoire de petits cochons

Idées missionnaires

Au secours, Abélard, ils sont devenus fous !

Das pot-au-feu

Nous sommes des nains sur les épaules des géants (Bernard de Chartres)

Bastiat et la révolution à venir

Envies rentrées

La monnaie, ce bien commun

John Law, Richard Cantillon et la BCE

La monnaie et le social-clientélisme

Réflexions philosophiques sur l’État-nation

La ligne de partage entre les pays qui marchent et ceux qui ne marchent pas

A propos d’Ethique ou un marteau est-il moral ?

Conclusion de la première partie

Deuxième Partie :

Les ennemis de la Société Ouverte    

Démocratie et République, ou quand les munichois continuent de hurler

Et si nous parlions des libertés ?

Mon père, ce héros au sourire si doux, ou typologie de la pensée de gauche

M. Ayrault et son chauffeur

Contre-attaque des “oints du Seigneur”

Piketty ou quand un « oint du Seigneur » se prend les pieds dans le tapis

Typologie des méthodes employées par les oints du Seigneur

A propos du Donald

Les hommes de Davos

Les contradictions internes du capitalisme et de la démocratie : une analyse marxiste

Quand les rentiers capturent l’État

La prédominance du Crétin

L’exception culturelle, ou quand de Gaulle inventait l’eau sèche

Troisième partie: la réflexion face à la réalité                        

Introduction à la troisième partie :

La fin de la « pax americana »?

Ode à un Proche-Orient défunt

Proche-Orient : Quand Poutine joue aux échecs et messieurs Hollande et Obama à la belotte

« Realpolitik » et retour de vacances

Une Europe détestable, conduite par des gens méprisables

Pourquoi la Grande-Bretagne va sortir de l’Union Européenne

En guise de conclusion : chroniques d’espoir     

Des réformes faciles à faire, et qui ne coûteraient rien

Nous souffrons tous d’un déficit d’admiration

 

 

 

 

 

 

Histoire de petits cochons

Histoire de Petits cCochons
30 Mai 2016
Premier concept : La prééminence de l’individu sur la tribu

« Montrez- moi quelles sont les incitations que vous offrez et je vous annoncerai les résultats à venir ». Cette célèbre formule de Charlie Munger, depuis toujours le principal associé de Warren Buffet, est toujours aussi vraie que quand il l’a prononcée pour la première fois il y a bien longtemps déjà. Au risque de passer pour un vieux grognon, ce qui ne serait pas tout à fait exact, étant certes vieux, mais pas vraiment grognon, je voudrais faire un petit papier d’humeur sur les incitations qui sont proposées aux populations un peu partout dans notre monde aujourd’hui et comment les choses ont changé depuis mon enfance.
L’un des premiers livres dont je me souvienne racontait l’histoire des trois petits cochons, avant que Disney ne s’en empare. Il y avait donc trois frères cochons dont le premier était paresseux, le deuxième normal, et quant au troisième il était vraiment bosseur. De notoriété publique, un loup se baladait dans la campagne. Le premier petit cochon pour s’abriter et se protéger se fit une cabane en paille, le deuxième se bâtit une maison en planches et quant au troisième il s’installa dans une maison en briques qu’il construisit après beaucoup d’efforts.
Quand le loup eut faim, il n’eut aucun mal à souffler la cabane en paille pour détruire ensuite à grands coups d’épaules la cabane en planche, mais ne put rien contre la maison en briques. Tout le monde connaît l’histoire. La différence est que dans mon livre d’enfance,les deux premiers cochons étaient mangés sans autre forme de procès et que seul le troisième échappait au destin funeste qui avait frappé ses deux frères.
Le double message que de tels livres essayaient de faire passer aux jeunes générations était tout simple : il y a toujours des loups qui se baladent dans la campagne et chacun est responsable de son destin individuel. Tout cela était fort bien résumé par des proverbes tels que : « Comme on fait son lit, on se couche » ou par des fables du style de « La cigale et la fourmi ».
Aujourd’hui, quand je lis l’histoire des petits cochons à mes petits- enfants, dans sa version Disney, les deux cochons paresseux réussissent à échapper miraculeusement au loup une fois leur abri détruit pour se réfugier chez leur travailleur de frère…pour… se moquer du loup une fois qu’ils sont bien à l’abri.
Depuis mon enfance, nous sommes donc passés d’une civilisation fondée sur la reconnaissance du danger (i.e. le mal existe) et la primauté de la responsabilité individuelle pour y faire face, à une autre conception fondée cette fois-ci sur le fait que le danger n’existe plus (les loups sont devenus gentils, et s’ils sont méchants, on ira tous ensemble mettre une petite bougie sur les lieux de leurs méfaits) et on essaiera d’oublier aussi vite que possible ceux qui se sont fait manger.
Essayer de comprendre pourquoi les petits cochons ont été dévorés et qu’elle était leur responsabilité personnelle dans ce qui leur est arrivé est trop difficile. D’ailleurs quand je dis à mes petits- enfants que dans la réalité, les deux premiers cochons ont terminé leurs vies dans le ventre du loup, ils me regardent avec horreur. Du coup, je ne le dis plus.… La liberté individuelle et son corollaire la responsabilité individuelle ont complètement disparu du paysage. C’est au troisième frère, et donc à la tribu, que revient la tâche d’abriter les deux imprévoyants. Nous sommes passés en deux générations de la primauté de la responsabilité individuelle au primat de la responsabilité collective. Et ce retour à la primauté de la t
Tribu sur l’individu est un recul historique et civilisationnel absolument gigantesque et gros de multiples problèmes. Je m’explique. En dépit de ce que nous dit le Pape François, dont le seul but apparaît d’essayer de se rendre populaire auprès de ceux qui ont toujours détesté l’Église, notre civilisation en Europe a des fondations profondément chrétiennes et ne pas savoir que ces fondations existent peut amener à l’écroulement de tout l’édifice.

Quand je faisais mes études à Toulouse, il y a cinquante ans, la ville commençait à se moderniser et l’on y creusait force trous pour y construire des parkings par exemple. A l’occasion de l’un de ces chantiers, les terrassiers mirent à jour un certain nombre de vieux tuyaux dont personne ne savait à quoi ils pouvaient bien servir. Ordre fut donné de les détruire et immédiatement tous les sous-sols de la ville furent inondés. Toulouse avait été bâtie au temps des Romains sur des marais qui avaient été asséchés à grands renforts de canalisations, dont nul ne savait deux mille ans après qu’elles étaient encore là et qu’elles fonctionnaient toujours.
Et bien, notre Civilisation a ses fondations depuis deux mille ans dans une fusion entre la philosophie grecque et la religion juive transformée par le message du Christ, et cette fusion a donné qu’on le veuille ou non l’Occident chrétien (Voir le livre de Philippe Nemo : «Qu’est-ce que l’Occident»).
Et détruire ces vieilles canalisations, œuvre à laquelle s’est attachée depuis des lustres toute ce qui se dit de gauche chez nous, est en train de faire monter l’eau dans les caves un peu partout, ce qui commence à agacer beaucoup ceux qui vivent aux rez-de- chaussée.
Essayons de faire aussi bref que possible.
Le message des Grecs peut se résumer en une phrase, celle de Socrate : « Connais-toi toi-même».
Le message du Christ peut aussi se résumer aussi en une phrase : « Dieu ne sait compter que jusqu’à un ».
Ce que voulait dire Socrate (et cette phrase a été commentée à l’in fi ni par toute la philosophie occidentale depuis plus de 2000 ans) est que chaque homme est différent, et que lui et lui seul peut essayer de comprendre qui il est.
Ce que voulait dire Jésus (c’est du moins mon interprétation) est que Dieu n’est pas intéressé par le collectif, mais par chacun d’entre nous individuellement. Il n’est intéressé que par des relations de personne à personne. Jésus ne dit jamais à l’un de ses apôtres : « Va dire à Pierre ou à Jean de faire ceci ou cela ». Il dit toujours : « Si tu penses que quelque chose doit être fait, fais-le toi-même».
Ces deux vérités essentielles impliquent que seule compte l’individu et que la tribu avec ses codes et ses excès (recherche du bouc émissaire, emballement collectif, pensée unique, justice « sociale », tabous, parti-pris, etc.) doit être abandonnée. Nul ne peut dire : « ce n’est pas de ma faute » ou : « je ne l’ai pas voulu » ou encore : « je ne l’ai pas fait exprès » ou enfin : « je n’étais pas au courant ».
Et c’est de cet abandon du collectif irresponsable et égoïste au profit de l’action individuelle qu’est née toute notre civilisation.
Samuel Huntington, l’auteur du « Choc des civilisations », qui a fort bien annoncé les difficultés actuelles entre le monde musulman et toutes les autres civilisations, disait que la caractéristique singulière de la civilisation occidentale était qu’elle prônait sans cesse la prééminence de l’individu sur le collectif, et qu’elle était la seule à le faire. Et de cette réalité sont venus l’abandon de l’esclavage, les progrès de la science, la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’amélioration du sort des plus démunis…
Nous vivons de fait un recul terrible, et le pire est que nous sommes abandonnés par ceux qui devraient nous guider, nos chefs politiques, nos élites et certains chefs de nos Églises (pas tous, heureusement) qui retournent vers le collectif comme le chien retourne vers son vomi, car c’est la pente de la nature humaine : trouver des excuses extérieures à soi-même après les inévitables échecs qui marquent chaque vie.…
Mais le message reste vrai : il n’existe d’amélioration durable dans le monde qui si chacun de nous cherche à mieux se connaître, et pour cela, avoir des incitations « sociales » qui nous y incitent est la seule chose qui marche. Et par exemple, l’égalité des chances au départ dans l’éducation est le but le plus noble qui soit. Que tout le monde ait les mêmes résultats à l’arrivée par décret est par contre une saloperie, puisque cela empêche chacun de se connaîitre vraiment. Retrouver sa liberté individuelle est donc le but que chacun doit se fixer.
Et peu d’époques y ont été aussi peu propices que l’époque actuelle.

La presse en parle

Interview de Charles Gave pour sont livre Sire, surtout ne faites rien ! sur TVLibertés du 9 novembre 2016.


Pour Charles Gave, c’est « l’État, non merci ! »

Cet article du 21/10/2016 est paru dans le point.fr

Dans son nouveau livre, « Sire, surtout ne faites rien ! », l’économiste libéral revient sur les fondements des sociétés ouvertes. Attention : œuvre corrosive !

PAR JEAN NOUAILHAC
Son premier essai qui l’avait rendu célèbre dans les milieux économiques, Des lions menés par des ânes (Éd.Robert Laffont), datait de 2003. Son dernier, L’État est mort, vive l’état !(François Bourin éditeur), remontait à 2010. Le nouveau livre de Charles Gave était donc très attendu par ses disciples et ses admirateurs.

« Je souhaite aider le lecteur, écrit-il, qui voudrait simplement apprendre à réfléchir en s’appuyant sur l’expérience d’un homme qui se rend compte que le soleil va bientôt se coucher derrière lui […] Mon idée est de transmettre le bâton que je porte depuis un grand moment pour faire gagner du temps à ceux qui auraient commencé à courir après moi. À mon avis, il n’est pas nécessaire qu’ils refassent le chemin que j’ai déjà parcouru. » C’est ainsi qu’est né cet essai Sire, surtout ne faites rien ! Vous nous avez assez aidés qui vient de paraître aux éditions Jean-Cyrille Godefroy.
« J’ai publié plusieurs livres en France pour rappeler que laisser l’État intervenir dans les domaines où il n’avait aucune compétence amenait toujours des désastres », commence par nous dire Charles Gave, qui veut nous expliquer d’où vient le titre qu’il a choisi : « La légende raconte que Louis XIV, recevant une délégation d’armateurs de Saint-Malo, leur demanda comment il pourrait les aider dans leur concurrence avec les Anglais. Le chef des armateurs, complètement affolé par cette proposition, aurait répondu : Sire, sire, surtout ne faites rien ! Hélas, nous avons oublié cette leçon. »

Des routes originales

Par un hasard de son histoire familiale, Charles Gave est né pendant la Deuxième Guerre mondiale à Alep, cette ville martyre écrasée actuellement sous les bombes, « mon père ayant été l’un des rares officiers français (12 sur 500) présents en Syrie en 1942, à avoir choisi de suivre de Gaulle plutôt que Pétain ». Alep était alors l’une des plus anciennes villes civilisées du monde et ancrait autour de sa citadelle « un quartier arménien qui jouxtait un quartier juif, lui-même tout près du quartier grec, l’ensemble entouré de divers quartiers musulmans dans lesquels cohabitaient druzes, Kurdes, alaouites ou sunnites et ce petit monde vaquait à ses obligations ». Un autre temps…
Ainsi, sans doute marqué dès sa naissance par le sceau indélébile d’une forme avancée de mondialisation heureuse, le jeune Gave ne fera plus que suivre pendant toute sa vie des routes originales. Après de longues études d’économie à Toulouse, la ville du Nobel Jean Tirole, de sciences politiques à Paris et de gestion aux États-Unis, il aurait pu devenir professeur d’économie ou haut fonctionnaire, mais il tenait trop à sa liberté et s’est contenté de réussir brillamment dans la finance internationale. Après avoir quitté Paris pour Londres en 1981, dès l’application par François Mitterrand du suicidaire « programme commun » de la gauche et de l’extrême gauche, il est devenu analyste à Londres, a beaucoup travaillé aux États-Unis et a fini par installer à Hong Kong en 1995 son entreprise de conseil en stratégies de marché, le groupe Gavekal aujourd’hui animé par son fils. Et, pendant tout ce temps, il s’est efforcé d’étudier les phénomènes sous-jacents et les mouvements des plaques tectoniques de la mondialisation ainsi que les interconnexions délicates entre la finance, l’économie et la politique.
Prophétique

Dans son premier livre, Des lions menés par des ânes, préfacé par Milton Friedman, le chantre du néolibéralisme américain, il annonçait que l’euro allait produire trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France et trop d’usines en Allemagne. Bien vu. Il prévoyait aussi un désastre économique dans l’Europe du Sud, pointant du doigt la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la France. Pour la Grèce, nous y sommes. Pour les autres, il semblerait qu’on y aille tout droit…
Il y a deux ans, dans une chronique pour l’Institut des Libertés, le think tank libéral qu’il a fondé en 2012 et qu’il préside, il avait annoncé dès novembre 2014 que la Grande-Bretagne allait forcément quitter l’Union européenne parce que, selon lui, « entre l’état de droit et le droit de l’État, les Britanniques choisiront toujours l’État de droit, contrairement aux Français ». Pour lui, la France ne sortira de son marasme actuel que lorsque son Moloch étatique sera soumis au droit commun et lorsqu’une majorité de Français saura faire la différence en matière économique entre ce qui marche et ce qui ne marche pas.
« Quand je faisais mes études à Toulouse il y a cinquante ans, raconte-t-il dans son nouveau livre, on y creusait force trous pour y construire des parkings. À l’occasion de l’un de ces chantiers, les terrassiers mirent au jour un certain nombre de vieux tuyaux et ordre fut donné de les détruire. Les sous-sols de la ville furent immédiatement inondés. Toulouse avait été bâtie au temps des Romains sur des marais qui avaient été asséchés à grand renfort de canalisations dont nul ne savait qu’elles pouvaient encore fonctionner deux mille ans après. » Conclusion de notre auteur : « Détruire ces vieilles canalisations, œuvre à laquelle s’est attaché depuis des lustres tout ce qui se dit de gauche chez nous, est en train de faire monter l’eau dans les caves un peu partout, ce qui commence à agacer beaucoup ceux qui vivent au rez-de-chaussée. »
Nous rentrons dans des temps révolutionnaires
Il est clair que Charles Gave est très pessimiste pour la France. Il avoue n’avoir pas du tout prévu que « les élites françaises allaient purement et simplement refuser d’accepter que leurs idées de toujours avaient échoué et qu’elles allaient mener un grand combat d’arrière-garde pour essayer de prouver au monde entier qu’elles avaient eu raison d’avoir tort […] et qu’une technocratie pouvait arriver à créer une société égalitaire ex post en autorisant le poids de l’État dans l’économie à monter sans cesse, au détriment bien sûr de la liberté ».
Du coup, la France s’appauvrit comme en 1789 quand le tiers état portait sur son dos la noblesse, c’est-à-dire les politiciens et les hauts fonctionnaires, et le clergé, c’est-à-dire les syndicats. « Nous rentrons dans des temps révolutionnaires. L’alternative est donc entre le retour à la liberté ou l’esclavage mâtiné de guerre civile. » Il est urgent de lire ce Sire, surtout ne faites rien !, le nouveau livre du meilleur prof français de libéralisme. Sa lecture est plus particulièrement recommandée aux cerveaux embrumés par nos grands esprits technocratiques qui gouvernent le pays depuis plus de quarante ans. Ils y apprendront que le mot libéralisme, c’est-à-dire la liberté d’entreprendre, n’est pas un gros mot et que, sans liberté, il est impossible de s’épanouir pleinement dans des sociétés ouvertes.


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Entretien de Charles Gave, dans Entreprendre Janvier 2017

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